Publié le 21 Avril 2015

Automate publicitaire de la Maison Decamps

Automate publicitaire de la Maison Decamps

LES AUTOMATES PUBLICITAIRES

UN ACCESSOIRE DE PROMOTION

L’automate publicitaire répond à la notion toute neuve de progrès et aux nouvelles
exigences commerciales, notamment à Paris qui connaît des transformations urbaines
majeures : dynamisme démographique, installation de l'éclairage électrique et développement
des transports en commun. À partir de 1852, fleurissent les grandes enseignes
comme le Bon Marché, le Louvre, le Printemps, la Samaritaine et la Belle Jardinière...
Dans les années 30, ils s'adaptent à l'exposition en vitrine en prenant la forme de plaques
automatisées (lithographie sur tôle, peinture sur bois ou impression sur carton).


L’AVÈNEMENT DES AUTOMATES ÉLECTRIQUES

Très vite, l'électricité permet de prolonger le temps d'animation des automates de vitrines
par rapport aux mécanismes à ressort. L’automate de Phalibois, La Lampe Z, fait référence
à l’ampoule à filament végétal expérimentée par Robert-Houdin. En déclin après la
Seconde Guerre mondiale et devenus trop coûteux, les automates publicitaires sont
remplacés par les spots télévisés. Il faudra attendre les nouvelles technologies électroniques
associées aux nouveaux matériaux (résine, latex) pour voir arriver de nouvelles
mascottes (marmotte Milka ou le lapin Duracell).

Jouet automate "Piston action robot"

Jouet automate "Piston action robot"

LES JOUETS AUTOMATES

AU PARADIS DES JOUETS

Au XIXe siècle, le jouet mécanique renaît grâce aux méthodes nouvelles de fabrication
qui permettent de le concevoir en quantité et à meilleur marché. Tous les sujets de la
vie courante, en particulier les corps de métiers, ont été reproduits. Paris est un centre
très important de fabrication et le concours Lépine a beaucoup contribué à maintenir
cette industrie.
Entre les années 1930 et 1960, les Space Tin Toys ou “jouets de l’espace en fer-blanc”
ont connu leur essor. Constitués de tôle d’acier emboutie et pliée, peinte ou recouverte
d’étain, ils se remontent le plus souvent manuellement à l’aide d’une mollette ou d’une clef.
Les matières plastiques permettent aujourd’hui toutes les fantaisies de formes et de
couleurs, et rendent très accessibles les petits automates mécaniques.

A.I. Intelligence Artificielle de Steven Spielberg

A.I. Intelligence Artificielle de Steven Spielberg

LES ROBOTS ENTRE FANTASME ET REALITE

LE ROBOT, UN COMPAGNON AU SERVICE DE L’HOMME

Apparu dans le domaine de l’industrie automobile dans les années 60, le robot tend
aujourd’hui à pénétrer notre quotidien et est considéré comme le compagnon artificiel
de l'homme. Le chien Aibo, crée en 1999, est un robot de divertissement capable d’exprimer
des émotions et de comprendre certains ordres, sans y obéir systématiquement. Les
robots de nettoyage, de télétravail ou de recherche se sont multipliés. Le robot humanoïde
Nao, né en France en 2008, est utilisé dans des laboratoires à des fins
d'expérimentation... L'influence de la conception nippone oriente le devenir de la machine
vers le robot d’assistance et de compagnie, destiné à faire face au vieillissement de la
population, à répondre aux besoins d'aide à domicile ou présent en milieu hospitalier.
Le cinéma a lui aussi reflété cette vision optimiste d’un robot aux vertus domestiques.
Dans Planète Interdite (Fred M. Wilcox, 1956), Robby le robot, star du film, fait office
de serviteur et de service d'ordre. Il parle 187 langues, fabrique de la nourriture artificielle,
du whisky ou des diamants et crée des robes sur mesure !


HOMME-ROBOT : UNE TROUBLANTE COEXISTENCE

Après la Seconde Guerre mondiale, les robots occupent une place de choix dans la littérature
et la bande dessinée fantastiques. Originaire d'URSS, Isaac Asimov (1920-1992),
auteur de 500 nouvelles et ouvrages, a marqué avec ses deux sagas de science-fiction,
Fondation et Le cycle des robots, une rupture avec le scénario classique des robots
systématiquement en révolte contre leur créateur. Il leur donne l'accès à la conscience
sous le contrôle des 3 lois de la robotique gravées dans leur cerveau.
Dans le film I Robot (Alex Proyas, 2004), un détective et un robot psychologue découvrent
qu'un savant a été assassiné par un robot, enfreignant les 3 lois fondamentales... En référence
aux lois d’Asimov, faut-il dès maintenant envisager une place dans la société pour
les machines douées d'une certaine forme d'intelligence et cherchant à reproduire des
comportements humains? Dans cette logique, la Corée du Sud a élaboré, en 2007, une
charte visant à ce que les humains ne se fassent pas abuser par les robots, et inversement.
Si la plupart des robots en service ne sont pas anthropomorphes, la question la plus troublante
et commune avec les automates anciens, reste la similitude entre le robot et l’humain.
Cette ressemblance pouvant entraîner un malaise psychologique, est un phénomène
nommé "vallée de l’étrange", décrit en 1970 par le roboticien Masahiro Mori. Passé un
certain seuil, le robot n'est plus considéré comme une machine merveilleuse mais
comme un humain imparfait et monstrueux. Dans le film A.I. Intelligence Artificielle
(Steven Spielberg, 2001), inspiré de Pinocchio, un enfant androïde capable de sentiments
humains est créé pour consoler un couple qui vient de perdre son fils. La mère est troublée
par cet enfant délicat mais qui parfois rencontre quelques bugs inquiétants...


LE FANTASME DE L‘ANDROÏDE ARTISTE

L’inspiration créatrice ne semble pas encore à la portée de nos prochains compagnons. Jusqu’à
quand? Cette utopie de l’automate-robot doué de talents artistiques n’en finit pas de
nourrir les fantasmes et l’imaginaire collectifs. Depuis les pères des androïdes du XVIIIe
siècle jusqu’aux créateurs actuels, de “l’automate écrivain dessinateur” de Robert-Houdin à
celui du film Hugo Cabret (de Martin Scorsese, 2011)... Les images de Nao, dans Madgic,
The Secret Dinner de Stefan Leyshon et le “robot automate dessinateur”, conçu par
Romuald Beugnon et Dr. Prout, sont d’ingénieuses combinaisons de magie, de mentalisme
et de créativité presque humaine...

L'androïde du film "Métropolis" de Fritz Lang

L'androïde du film "Métropolis" de Fritz Lang

Nao, robot humanoïde développé par Aldebaran Robotics 2008 (C) DR

Nao, robot humanoïde développé par Aldebaran Robotics 2008 (C) DR

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Rédigé par Philippe Sayous

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Publié le 14 Avril 2015

Le fameux automate joueur d'échecs du baron Von Kempelen

Le fameux automate joueur d'échecs du baron Von Kempelen

LE MYTHE DU JOUEUR D'ECHECS

LE PRINCIPE DU “FAUX AUTOMATE”

"Le joueur d'échecs" est conçu en 1776 par Von Kempelen, le mécanicien autrichien
réputé pour son travail sur le mécanisme de la parole. L'histoire la plus répandue est celle
contée par Robert-Houdin dans ses Confidences d'un prestidigitateur (1858). Connu pour
avoir battu les plus grands de ce monde dont la Tsarine russe Catherine II ou Napoléon
Bonaparte, l'androïde aurait été à l’origine mu par un homme mutilé dépourvu de jambes
et joueur de grand talent, un rebelle nommé Worousky. La supercherie sera également
décrite par Edgar Allan Poe dans ses Histoires grotesques et sérieuses (1865).
De taille moyenne, habillé en costume traditionnel turc, “le joueur d’échecs” est assis
devant un coffre en forme de commode sur lequel est placé un échiquier. Muet, il fait
trois signes de la tête pour signaler l'échec au Roi et deux signes pour l’échec à la Reine.
Après une carrière internationale, l'automate est semble-t-il détruit dans l'incendie du musée
de Philadelphie, en 1854.

MYSTIFICATION ET POSTÉRITÉ
Célèbre dans le monde entier, le “Joueur d'échecs” inspire quantité d'oeuvres dont la Czarine,
drame d’Octave Gastineau et Jules Adenis. Représenté à l'Ambigu-Comique en mai 1868, il
présente une réplique du fameux automate, construite par Robert-Houdin. Écrivains,
historiens et cinéastes adapteront cette fascinante aventure...

L'automate Little Titch de la collection Philippe Sayous

L'automate Little Titch de la collection Philippe Sayous

LES AUTOMATES BOURGEOIS

DE GRANDES MAISONS DE FABRICANTS

Le marché s'étant élargi, les petits inventeurs et artisans qui n'ont, jusque là, réalisé que
des pièces uniques peuvent s'installer en tant que fabricants et développer leur établissement
jusqu'à fournir de l'emploi à plusieurs centaines d'ouvriers et d'ouvrières.
Art, artisanat, industrie, tout est lié. Les maisons Roullet-Decamps, Vichy, Bontemps,
Lambert et Phalibois construisent chaque année des milliers d’automates, dont le plus
grand nombre a disparu dans les soubresauts des déménagements et des guerres.


LES TABLEAUX ANIMÉS

Imaginés pour amuser et distraire les yeux, les tableaux mécaniques, dont la mode s’est
affirmée au XVIIIe siècle, sont popularisés au XIXe par les forains qui les exhibent dans les
villes et les campagnes. Leur fonctionnement simple s'accompagne souvent d'une musique
à peigne ou d'un carillon. Les personnages mobiles permettent d’attirer le public devant
les vitrines des magasins. Les thèmes les plus répandus illustrent la sérénade, les
contes et légendes populaires ainsi que des scènes ordinaires et burlesques...


LES AUTOMATES DE CIRQUE ET DE MUSIC-HALL

Au XIXe siècle, le cirque et le music-hall tiennent le haut de l’affiche. Paris vit alors au rythme
des représentations des grands cirques (Cirque d’Hiver, Medrano, des Champs Elysées…) où
les artistes rivalisent d’adresse et de bouffonneries. Les automates s’inspirent largement
des clowns, des acrobates et des musiciens, fascinés à la fois par leur costume, leur
maquillage et le défi que représente la reproduction de leurs mouvements.

Clown automate de la Maison Lambert

Clown automate de la Maison Lambert

LES ANIMAUX MÉCANIQUES

Réalisées avec le même soin que les imitations humaines, les bêtes artificielles ont un
comportement qui copie presque parfaitement le monde animal : paons, chiens, canards,
éléphants, singes, ours, constituent une partie du bestiaire des créateurs zoologistes.


LES AUTOMATES MAGICIENS

Les Jaquet Droz conçoivent en 1787 une paire de pendules à magiciens devins, dans
l’esprit des automates décrits par les traités de magie blanche du XVIIIe siècle. D'origine
très modeste, les frères suisses Maillardet établissent, dans la 1re moitié du XIXe, plusieurs
pièces à magiciens, dont deux sont aujourd'hui exposées au Musée de La Chaux-de-fonds :
“Le petit magicien” et “Le grand magicien”. Les oracles révélés par ces devins ont une
tournure naïve, voire ironique. Magicien et mécanicien français contemporain de Robert-
Houdin, Stèvenard réalise plusieurs automates miniatures qu'il présente, à l'occasion
de ses tours de prestidigitation, dans un théâtre d'automates à Paris.

L'oranger merveilleux, automate de Xavier Tapias (C) DR

L'oranger merveilleux, automate de Xavier Tapias (C) DR

LES AUTOMATES DE SPECTACLE

L’ORANGER MERVEILLEUX

L’Oranger merveilleux est le premier prestige de l'artiste à être reproduit dans la presse
et l’accompagne pendant toute sa carrière jusqu'à son brillant come-back en 1862.
Actionné par des jeux de pédales et des poulies, l’oranger prend vie : les fleurs et quatre
oranges apparaissent, dont une orange factice, qui s’ouvre pour dévoiler un mouchoir,
déplié par l’envol de papillons mécaniques.
Aucun spectateur ne peut soupçonner les trucages de l’oranger qui à l'époque orne les
jardins d'hiver d'une élite fortunée. Cette misdirection psychologique tout comme l'addition
de différents effets magiques (techniques ou de manipulation...) est l'une
des singularités magiques de l'artiste.


LE PÂTISSIER DU PALAIS ROYAL

Le pâtissier est le plus ancien automate ou faux automate magique de Robert- Houdin
qui soit parvenu jusqu'à nous. Cette invention originale ne reprend aucunement les procédés
mécaniques des versions antérieures. Son petit automate se présente tour à tour comme un
calculateur avisé ou un escamoteur habile: le public choisit sa pâtisserie et sa boisson selon
la carte du jour, livrées par le “petit pâtissier” qui rend également la monnaie...
Robert-Houdin déjoue encore l’attention: quand il remonte la clef de l’automate, on
ne peut se douter qu'un enfant caché à l'intérieur l’anime et le recharge en friandises.
L'utilisation habile des principes optiques dans la forme même de l’automate permet
cette dissimulation.

ANTONIO DIAVOLO

De l’avis de Georges Méliès, « l’automate trapéziste est certainement l'un des plus
célèbres, et celui dans lequel Robert-Houdin déploya, peut-être, le plus d'ingéniosité ».
Mis à l’affiche vers 1847, le voltigeur multiplie les prouesses : se tenir sur le trapèze, se
balancer, dire oui ou non, faire la culbute en avant et en arrière… Robert-Houdin parvient
à surmonter deux difficultés principales : l'absence de table et le fait que le voltigeur
lâche les mains en pleine vitesse pour se maintenir par ses jambes de bois. Le rôle principal
est en fait tenu par le trapèze qui contient presque tout le mécanisme.


DES INNOVATIONS CONSTANTES...

Robert-Houdin ne cessera à travers ses créations automates, de surprendre par son
ingéniosité. Le Garde-française, présenté en 1845-1846, utilise le principe du soufflet à
air comprimé. La Pendule aérienne, montrée en 1847 dans sa version définitive, a recours
à un tableau de commande électrique pour activer à distance le mouvement d'horlogerie.
Le Génie des roses (1847-1848) permet la mise au point d'un système d'éjection automatique
d'un canari !

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Rédigé par Philippe Sayous

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Publié le 12 Avril 2015

La poule qui pond des oeufs, automate marcheur de la Maison Decamps - Collection Philippe Sayous

La poule qui pond des oeufs, automate marcheur de la Maison Decamps - Collection Philippe Sayous

L'inauguration de l'exposition inédite "Rêves d'automates", du spectacle original "Les pieds dans l'eau" et de l'exposition hommage à José Garcimore "Décontrasté!" a eu lieu ce vendredi 10 avril 2015 à 18 heures à la Maison de la magie de Blois en présence de Christophe Degruelle, adjoint au maire en charge de la culture et du tourisme et de nombreux artistes prestidigitateurs tels que Gérard Majax, Pierre Switon et Gaëtan Bloom.

L'exposition "Rêves d'automates" a remporté un vif succès durant cette soirée et de très nombreuses personnes se sont déplacées pour l'événement. Dominique a présenté les différentes grandes pièces exposées. Parmi celles-ci, et, en plus des miennes (animaux automates, automates publicitaires, clowns automates dans la vitrine principale et automates de Jean Farkas), il faut citer : un automate à objet libre (un hercule, qui, après avoir bu deux verres de vin, soulève un lourd poids indépendant), une magicienne de la maison Decamps créée en 1885, un grand magicien électrique présentant une grande illusion (vers 1920-1925), un oranger merveilleux moderne créé par le magicien américain Xavier Tapias (voir les articles de ce blog), une réplique du pâtissier du Palais Royal et bien d'autres pièces prestigieuses.

Le grand magicien, un automate de la Maison Decamps - Collection Decamps (vers 1920-1925)

Le grand magicien, un automate de la Maison Decamps - Collection Decamps (vers 1920-1925)

J'ai personnellement pu faire la connaissance de Cosette Decamps-Bellancourt, fille de Gaston Decamps, accompagnée de son petit-fils.

Rappelons brièvement que Gaston Decamps, mécanicien et élève à l'Ecole des Arts Décoratifs puis à l'Académie des Beaux Arts fut en 1909 le Directeur de la Maison Decamps, le créateur de la célèbre charmeuse de serpent et développa la fabrication des automates électriques pour les grands magasins en France et à l'étranger.

La magicienne, un automate de la Maison Decamps - Collection Decamps vers 1885

La magicienne, un automate de la Maison Decamps - Collection Decamps vers 1885

Copie de l'automate de Robert-Houdin "Le pâtissier du Palais Royal"

Copie de l'automate de Robert-Houdin "Le pâtissier du Palais Royal"

Détail d'une copie de l'automate de Robert-Houdin "Le pâtissier du Palais Royal"

Détail d'une copie de l'automate de Robert-Houdin "Le pâtissier du Palais Royal"

Automate électrique de Xavier Tapias, réplique de l'oranger fantastique de Robert-Houdin

Automate électrique de Xavier Tapias, réplique de l'oranger fantastique de Robert-Houdin

"Les pieds dans l'eau" est un spectacle de magie d'Arnaud Dalaine présenté trois fois par jour dans le théâtre Christian Fechner de la Maison de la magie de Blois. Ce spectacle, qui est contenu dans le prix de l'entrée, met en scène deux magiciens dans un entrepôt situé sur les quais d'un port à une époque lointaine.

Grandes illusions (deux lévitations et un translucube) et différents effets de manipulation (notamment avec des boules) sont au programme. J'ai ainsi pu admirer un bel effet de lévitation dans lequel une magicienne s'élève dans les airs à la verticale en prenant appui sur un filet d'eau. Il faut saluer à ce titre l'habilité technique qui consiste à faire apparaître est disparaître des jets d'eau sur la scène et au plafond.

La soirée s'est terminée par la présentation de l'exposition rendant hommage au magicien José Garcimore. A cette occasion, de nombreux extraits des émissions télévisées ont été présentées sur un écran géant. On y retrouve Denis Fabre et ses grands éclats de rires, des émissions pour enfants mettant en scène les deux souris blanches Tac et Tactac et un extrait dans lequel on peut admirer un chien et un hibou savants.

Manuscrits, tours de magie, automates, costumes de scène, instruments de musique, photographies et boîtes de magie sont présentés parmi cet ensemble hétéroclite d'objets ayant appartenu au fantaisiste qu'était José Garcimore. Un grand merci à son fils pour avoir pu réunir ce riche ensemble.

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Rédigé par Philippe Sayous

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Publié le 10 Avril 2015

Horloge à triple mystère de Robert-Houdin

Horloge à triple mystère de Robert-Houdin

LA TRADITION HORLOGERE BLESOISE

BLOIS, PLACE ROYALE DE L’HORLOGERIE

Plus de 200 ouvriers horlogers s'installent à Blois jusqu'en 1700, favorisés par les rois
de France successifs résidant au Château de la ville. Durant un siècle et demi, le titre
envié "d'horloger du Roy" est presque en permanence l'apanage des maîtres blésois.
Si la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV en 1685 sonne la suprématie de l'horlogerie
blésoise, les artisans protestants s’exilant en Suisse, en Allemagne, ou plus tard à Besançon,
certaines dynasties d’horlogers voient le jour comme les Cupper ou la famille Robert.

JEAN-EUGÈNE ROBERT (1805-1871) : HÉRITIER D’UN TALENT HORLOGER

Passionné par la mécanique dès l’enfance et attiré par l'atelier d'horloger de son père, Jean-
Eugène Robert finit par entrer comme apprenti, pendant deux ans chez "Le Cousin Robert",
réputé pour être le plus habile horloger de Blois. Installé en 1830 à Paris au service de son
beau-père horloger Jacques Houdin dont il adopte le patronyme, il se consacre essentiellement
à l'horlogerie jusqu’en 1839 et dépose plusieurs brevets d'inventions dont le
réveil briquet (1837) lui permettant d'investir dans la fabrication d'automates.

LES PENDULES MYSTÉRIEUSES DE ROBERT-HOUDIN

En 1830, Robert-Houdin réalise son premier chef-d’oeuvre horloger, une pendule
mystérieuse. Devant le succès rencontré, il en produira de plus en plus complexes et
plus onéreuses, comme la pendule à triple mystère. L'un de ces rares exemplaires encore
existant, présent dans l'exposition, dissimule son mécanisme dans son socle en bronze
doré décoré de 4 chimères, surmonté d’une colonne de cristal (2e mystère) et d’un cadran
(3e mystère) composé de 2 disques de verre.

Horloge-mère électrique signée Jean-Eugène Robert-Houdin

Horloge-mère électrique signée Jean-Eugène Robert-Houdin

L’AVANT-GARDE DE L’HORLOGERIE ÉLECTRIQUE

Dans le cadre de ses études sur l'électricité appliquée à la mécanique, Robert-Houdin
développe l'idée novatrice de remplacer les ressorts et poids des horloges par l'électricité.
En 1855, Robert-Houdin, retiré de la vie théâtrale, décide, en bourgeois philanthrope,
de rendre l’heure électrique accessible à tous, en développant un système horaire mèrefille
à usage domestique. Il fait ses premiers essais dans sa propriété du Prieuré, tout
près de Blois, en installant une horloge qui commande cinq cadrans répartis dans toute la
maison, assurant une synchronisation parfaite.
Il développe et brevète différentes versions de pendules et régulateurs basés sur le
même système, qu’il va constamment modifier et simplifier pour le rendre plus fiable
et moins coûteux à fabriquer.

NAISSANCE DES ANDROIDES

VAUCANSON, “RIVAL DE PROMÉTHÉE”

Passionné par la reproduction artificielle du vivant, Jacques Vaucanson (1709-1782)
conçoit trois automates inédits. En 1738, il présente tout d’abord son “flûteur”,
dans un salon de l'hôtel de Longueville, à Paris. De la taille d'un homme, il est le premier
être mécanique capable de jouer d'un instrument de musique. Le public accourt
découvrir “ce miracle de l'Art” qui interprète avec justesse et précision douze airs différents
! Profitant de cet engouement, Vaucanson exhibe ses deux autres automates : un
joueur de galoubet et de tambourin habillé en berger provençal, capable de jouer
avec des coups de langue à chaque note, ainsi qu'un canard qui mange, boit, croasse,
digère et défèque comme un vrai volatile ! Vendus le 12 février 1743 à trois négociants
lyonnais, ces trois automates uniques n'ont pu être conservés mais continuent de nous
fasciner à travers les siècles.

Le canard automate de Jacques Vaucanson

Le canard automate de Jacques Vaucanson

LES JAQUET DROZ, AUTOMATICIENS SUISSES

Si le plus ancien androïde écrivain, présenté en France en 1753, est celui de Friedrich von
Knauss, Pierre Jaquet Droz figure au Panthéon des plus grands constructeurs d'androïdes.
Né en 1721, cet horloger suisse réalise avec la collaboration de son fils Henri-Louis
et de son fidèle ouvrier Jean Frédéric Leschot, trois androïdes exceptionnels : “l'écrivain”,
“le dessinateur” et “la musicienne”, présentés en 1773.

Les automates androïdes des Jaquet-Droz

Les automates androïdes des Jaquet-Droz

Ces automates, commandés par des mouvements d'horlogerie, suscitent une telle curiosité qu'on se rend les voir comme en pèlerinage. À partir de 1775, ils sont exhibés à Paris puis ailleurs en Europe et sont aujourd’hui exposés au Musée de Neuchâtel.
En parallèle de leurs créations d'art, les Jaquet Droz et Leschot développèrent en
Europe, avec succès, la fabrication de prothèses articulées pour remplacer les
membres humains amputés. À ce titre, ils peuvent être considérés comme les précurseurs
de la robotique médicale.

LA CÉLÈBRE “JOUEUSE DE TYMPANON”

Conservé aux Arts et Métiers à Paris, ce célèbre automate est l'oeuvre du talentueux
ébéniste David Roentgen et de l'horloger mécanicien Pierre Kintzing. Réalisé en 1785,
cet ensemble haut de 53 cm et d'une longueur de 1m, est une jeune femme élégamment
vêtue d'une ample robe à paniers en soie brodée. Elle est assise, gracieuse, devant un
tympanon dont elle frappe les cordes sonores avec les marteaux que tiennent ses mains
fines et agiles. Elle respire et tourne sa tête à droite et à gauche, jetant ses regards sur
l'auditoire… Elle a l'allure, du vêtement à la chevelure, de la jeune reine Marie-Antoinette,
sa commanditaire. Elle entre à l'époque au cabinet de curiosités de l'Academie des Sciences.

La leçon de chant, un automate de Robert-Houdin

La leçon de chant, un automate de Robert-Houdin

LES OISEAUX CHANTEURS MECANIQUES

LES SERINETTES

Au XVIIIe siècle, les dames de la haute société s'adonnent à la mode d'élever des
serins des Canaries et de leur apprendre à chanter des airs, à l’aide d’une boîte à
musique appelée “serinette”. Puis l'idée vient de remplacer l'oiseau vivant par un
oiseau artificiel dont les mouvements de bec sont synchronisés avec le chant par un
mécanisme caché dans le socle de la cage. En 1843, Robert-Houdin conçoit une
précieuse Serinette en bronze aujourd’hui exposée à la Maison de la Magie de Blois.
Il utilise, pour l'instrument et pour l'oiseau, deux cames de son invention (tubes à piston).
À la relative platitude de la serinette s'oppose la surprenante virtuosité de l'oiseau, dans
son timbre, et dans son jeu : un des aspects du génie de Robert-Houdin.


UNE SPÉCIALITÉ D’AUTOMATES

Nés en Suisse, les oiseaux chanteurs eurent leurs artistes réputés avec Leschot,
Jaquet-Droz, les Maillardet... C'est seulement au milieu du XIXe avec Stèvenard puis
Blaise Bontems que s'organise en France la fabrication de ces automates d'un genre
particulier. Plantes et buissons, cages dorées se multiplient. Mais il est un oiseau artificiel
plus célèbre que tous les autres réunis : le Rossignol d'Andersen, inspiré par l'oiseau chanteur
que Jaquet Droz offrit à l'empereur de Chine.

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Rédigé par Philippe Sayous

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Publié le 8 Avril 2015

Le Dandy Lunaire, automate de la Maison Vichy, un automate du Musée de Neuilly sur Seine

Le Dandy Lunaire, automate de la Maison Vichy, un automate du Musée de Neuilly sur Seine

COLLECTION DE LA VILLE DE NEUILLY-SUR-SEINE

À l’origine de la collection de la ville de Neuilly-sur-Seine se trouve un homme passionné, Jacques Damiot, antiquaire considéré comme l’un des plus grands collectionneurs français d'automates. En 45 ans, il assemble une collection de pièces du XIXe siècle qui, à son
décès, est acquise par la ville de Neuilly-sur-Seine. Cet ensemble présente tous les types
d’automates fabriqués à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, avec costumes
et mécanismes d’époque : tableaux animés, marines sous globe, personnages de type
androïde, automates de vitrines... Six pièces de l'exposition proviennent de cet
ensemble: le mangeur de pomme de terre, la pianiste, les singes prestidigitateurs,
un tableau animé, un cache-pot oiseau chanteur et le magnifique Dandy lunaire.

Automate de la Maison Decamps "La magicienne"

Automate de la Maison Decamps "La magicienne"

LE MUSÉE DE L’AUTOMATE DE SOUILLAC & MAISON DECAMPS


Depuis 1988, le Musée de l'automate de Souillac présente l'exceptionnelle collection
Roullet Decamps acquise par l'Etat. Automates mécaniques de salon, jouets automates ou
automates de vitrines démontrent la créativité prolifique de la Maison Decamps fondée
en 1860, la plus ancienne d'Europe qui fermera ses portes en 1995. Un automate original
est prêté par le Musée : un Singe cuisinier mécanique de Phalibois (vers 1880).
La mémoire de cette grande maison de fabricants est aujourd'hui entretenue par Cosette
Decamps-Bellancourt, toujours en possession de pièces prestigieuses telles que La Magicienne
(1880) avec son riche costume de satin et ses accessoires d'escamotage.

Lion automate, une reproduction de Renato Boaretto pour le Château du Clos Lucé à Amboise (C) DR

Lion automate, une reproduction de Renato Boaretto pour le Château du Clos Lucé à Amboise (C) DR

LE CHÂTEAU DU CLOS LUCÉ D’AMBOISE
À l’invitation de François Ier, Léonard de Vinci s’installe au Château du Clos Lucé, vit
les trois dernières années de sa vie, et se consacre à l’aboutissement de ses inventions.
Prolifique et inspiré, il travaille comme ingénieur, architecte et metteur en scène, organisant
pour la Cour des fêtes somptueuses. Dans sa résidence située à 300 mètres du
Château Royal d'Amboise, il dresse les plans d’un château modèle pour François Ier à
Romorantin et dessine l’escalier à double révolution de Chambord.
Le Château du Clos Lucé se consacre à la découverte et à la compréhension des savoirs du
Maitre italien (maquettes, films, expositions temporaires...). Léonard de Vinci créa de
célèbres automates et inventa de nombreux systèmes d'engrenage, tel le mouvement
d'horlogerie présenté en ouverture d'exposition.

LES ORIGINES ANTIQUES

CLEPSYDRES ET STATUES ANIMÉES
Sous l'ancienne Égypte, la statuaire mobile est utilisée à la fois dans les cérémonies du
culte et les jouets d'enfants. Dans certains temples grecs ou romains, on fait apparaître
des mécaniques destinées à effrayer ou à édifier la foule.
Les savants de langue arabe construisent des clepsydres en tous genres (horloges à eau) et
des horloges lumières. Enfin, la tradition chinoise mentionne l'utilisation de chars sur lesquels
un génie sculpté est dirigé par un aimant. Dès cette époque, les inventeurs de ces
machines simulant la vie sont accusés de magie et de maléfice par l'esprit populaire.

DES ALEXANDRINS PRÉCURSEURS
Les mécaniciens de l'École d'Alexandrie se sont particulièrement illustrés dans l'histoire
des automates. Philon de Byzance (fin du IIIe siècle avant JC) imagine des fontaines
à intermittence et des machines hydrauliques. Au Ier siècle après JC, le scientifique Héron
d'Alexandrie, auteur de 12 ouvrages, est l'un des premiers à décrire l'art de mesurer le
temps notamment à l'aide de cadrans solaires. Dans ses écrits intitulés “Pneumatiques”,
il s'ingénie à donner aux objets des formes humaines ou animales et leur faire accomplir
des mouvements toujours très simples : vases distributeurs d'eau et de vin, orgue
hydraulique et pour le culte public, débiteurs d'eau pour les aspersions rituelles ou système
permettant d'associer un son de trompette à l'ouverture des portes d'un temple. Héron
étudie par ailleurs les théâtres d'automates, utilisant des moyens purement mécaniques
pour produire des pièces de théâtre avec entractes, changements de décors et de scènes.

LES AUTOMATES D’AGRÉMENT
Al Jazari, l'un des constructeurs orientaux les plus célèbres, décrit en 1206 des appareils
actionnés par l'eau destinés aux ablutions ou pour distraire les convives. La sorcière décrite
par l’italien Fontana, vers 1420, possède trois fusées placées dans sa tête, crache le feu
par la bouche et les oreilles, agite ses bras et ses ailes...
Lors de son premier séjour à Milan en 1495, inspiré par ses études en anatomie,
Léonard de Vinci réalise l’ancêtre du robot capable de reproduire fidèlement les
mouvements de l'homme, en utilisant cordes et poulies. En 1517, à Argentan, Léonard,
promu organisateur des réjouissances à la cour de François Ier, conçoit, à l’occasion
d’une fête royale, un lion automate qui avance en remuant la tête et la queue, et qui,
frappé à la poitrine, laisse échapper des fleurs de lys.
Au XVIe siècle, les créations hydrauliques embellissent à merveille les châteaux. L'ingénieur
français Salomon de Caus imagine des fontaines et des grottes artificielles, des appareils
imitant le chant des oiseaux. Montaigne dans son journal de voyage en 1581, relate la
vue d'horloges et de grottes automates en Bavière, en Toscane ou près de Rome, à la villa
d'Este de Tivoli. En France, au Château de Saint-Germain-en-Laye, les statues articulées
conçues en 1598 par le florentin Franchini, offrent un déluge d'automates au son de musiques diverses.

LES AUTOMATES AUXILIAIRES DE LA FOI

Au Moyen-Âge, on représente souvent dans les églises des scènes animées de l'Ancien et du
Nouveau Testament à l'aide de figures mécaniques. Les Christs articulés sont forts répandus.
Les horloges apparaissent au début du XIVe siècle. Les couvents, les églises, les riches
villes et seigneurs désirent posséder un de ces précieux instruments. Les premiers automates
d'horloge sont surnommés Jaquemart ou Jacquemart en France, Jack en
Angleterre, Jean dans les Flandres, Hans dans les pays germaniques. Placé en haut du
clocher ou de la tour, l'automate, personnage de fonte homme ou animal, frappe sur une
cloche au moment précis commandé par l'horloge. Dès lors, on put voir les Rois Mages
s'incliner devant l'Enfant-Jésus, les Apôtres défiler... Les édifices municipaux s'inspirent
quant à eux des thèmes héraldiques, guerriers, symboliques, historiques. Les plus célèbres
horloges avec automates sont installées en 1354 à la cathédrale de Strasbourg ou à la
Basilique Saint-Marc à Venise, en 1493.
Des horloges automates destinées à la décoration des appartements (horloges d’entrée ou
de table) sont également conçues selon les principes de ces jaquemarts monumentaux.
Les premières horloges sont en fer, l'horloge de bois ne se développe que dans la
seconde moitié du XVIIe siècle et devient une spécialité de la Forêt Noire. En 1730,
Franz Anton Ketterer, l'un de ses principaux fabricants, ajoute à ses horloges un coucou
automate dont le chant annonce les heures. L'horloge en bois se pare de sujets divers :
moines, musiciens, danseurs, artisans, acrobates ou animaux qui se meuvent bientôt au
son d'une musique.

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Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Agenda

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Publié le 4 Avril 2015

Automate publicitaire fabriqué par la maison Decamps "Flex la cheville universelle"

Automate publicitaire fabriqué par la maison Decamps "Flex la cheville universelle"

L'androïde du film "Métropolis" de Fritz Lang

L'androïde du film "Métropolis" de Fritz Lang

L'exposition REVES D'AUTOMATES du 4 avril au 20 septembre & du 17 octobre au 1er novembre 2015 : deuxième partie

DE L’ÉLECTRICITÉ À L’ÉLECTRONIQUE
A l'aube du XXe siècle, les grands magasins se parent d'automates publicitaires électriques qui animent les vitrines en continu. Après la Seconde Guerre mondiale et l'avènement de l'électronique, les projets de robots vont se multiplier. Provenant en droite ligne des automates, ils sont dotés d'une intelligence artificielle qui les fait interagir avec leur environnement.
Très présents dans la littérature, la bande dessinée ou le cinéma de science-fiction, ils n'en finissent pas d'alimenter tous les fantasmes, entre peurs et visions futuristes exaltantes.

DES MÉCANIQUES ESTHÉTIQUES
La scénographie de l'exposition, conçue par Ludovic Meunier, vous fait pénétrer au coeur des créations d'automates. Mouvements d'engrenages, tic-tac d'horloge, chant d'oiseau ou fonds musicaux, animent en continu une exposition alliant l'approche mécanique à l'esthétique des créations artisanales. Des pendules animées aux personnages automates de collection (Maisons Lambert, Decamps, Phalibois...), vous découvrirez des pièces uniques telles que le Dandy lunaire ou la pendule à triple mystère.

La leçon de chant, automate de Robert-Houdin

La leçon de chant, automate de Robert-Houdin

La pendule à triple mystère de Robert-Houdin

La pendule à triple mystère de Robert-Houdin

UNE INTERACTIVITÉ PERMANENTE ET DES RENDEZ-VOUS PÉDAGOGIQUES
Chaque jour, des démonstrations sont proposées au sein de l'exposition, afin de mieux percer les secrets de ces objets d'illusion. Un horloger interviendra une fois par mois pour expliquer le fonctionnement des pendules anciennes et faire chanter la Serinette de Robert-Houdin. Des spécialistes des automates et de la robotique viendront partager leurs connaissances au cours de la saison.

UNE SCÉNOGRAPHIE DE LUDOVIC MEUNIER
Artiste plasticien et décorateur, Ludovic Meunier est diplômé de l'Institut d'Arts Visuels d'Orléans. Associé dès le début de son parcours à de grands projets événementiels (caravane du Tour de France, Salon de l'Agriculture…), il se passionne surtout pour le spectacle vivant et les accessoires de jeu de scène. Il participe également à des tournages de cinéma et de clips vidéo en tant qu'assistant et chef décorateur. En 2015, il est associé à la création du Carmen de La fabrique Opéra, prévue au Zénith d'Orléans. Après Fascination optique (2013) et Fantasmagique cinéma (2014), Ludovic Meunier réalise, avec Rêves d'automates, sa troisième scénographie à la Maison de la Magie de Blois.

Automate "Little Titch", un automate électrique de la collection Philippe Sayous

Automate "Little Titch", un automate électrique de la collection Philippe Sayous

Automate fumeur de Jean Farkas (collection Philippe Sayous)

Automate fumeur de Jean Farkas (collection Philippe Sayous)

Automate électrique "Ours buveur" de la collection Philippe Sayous

Automate électrique "Ours buveur" de la collection Philippe Sayous

COLLECTION PHILIPPE SAYOUS
Originaire de Neuilly, Philippe Sayous assiste tout jeune aux séances de présentation des automates de Jacques Damiot, à l'Hôtel Arturo Lopez, l'une des plus belles collections d'Europe.
Émerveillé par le charme de ces mécaniques, il initiera plus tard l'un des premiers sites internet consacré aux automates et à la musique mécanique. Collectionneur avisé, spécialisé dans la fabrication (Lutèce Créations) et la production de films (Talia Films) dans ce domaine, il est également un fin connaisseur de l'histoire des automates et de l'art magique (www.automates-boites-musique.com). Son prochain film documentaire (2015) portera sur le célèbre créateur d'androïdes Vaucanson. La plupart des animaux mécaniques exposés sont issus de son fonds personnel ainsi que de très beaux automates tels que le groom à la canne, le Little Tich, le clown à la mandoline ou le magicien à l'éventail...

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Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Agenda

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Publié le 11 Février 2015

Depuis 1998 à Blois, la Maison de la Magie Robert-Houdin, dotée du label Musée de France,
accueille sur 5 niveaux et plus de 2000 m2, des collections et des installations interactives.
Chaque année, deux expositions thématiques et un spectacle original et permanent sont
créés autour des différentes formes d’art magique.

Du 4 avril au 20 septembre & du 17 octobre au 1er novembre 2015 se tiendra une exposition inédite : REVES D'AUTOMATES.

Automate Dandy Lunaire par Gustave Vichy - Collection ville de Neuilly sur Seine (C)DR

Automate Dandy Lunaire par Gustave Vichy - Collection ville de Neuilly sur Seine (C)DR

L'exposition “Rêves d'automates” vous invite à un voyage fascinant au coeur des automates, des secrets mécaniques de l'horlogerie aux fantasmes de la robotique. Un hommage aux créateurs d'androïdes du XVIIIe siècle, à l'inventeur magicien Robert-Houdin et aux artisans
inspirés qui ont su et continuent de prolonger l'illusion du vivant.

• DES OBJETS DE FASCINATION
Au XIXe siècle, l'encyclopédie définit les automates comme des appareils qui sous la
forme d'êtres organisés, cachent dans leur intérieur des ressorts propres à leur donner
des mouvements imitant les fonctions de la vie. De tout temps, l’automate imitant le
mouvement d'un corps animé, impressionna les foules en alliant les prestiges de la
science mécanique aux attraits du mystère.
Les savants de l'Ecole d'Alexandrie initièrent la conception des automates d'agrément,
relayée par les ingénieurs de la Renaissance, dont le génie Léonard de Vinci.

• LA PRÉCISION HORLOGÈRE DES AUTOMATES
Mais ce sont les progrès techniques de l'horlogerie, des Jaquemarts de nos clochers
aux précieuses pendules de salon, qui permettront d'accéder à l'âge d'or des automates,
le XVIIIe siècle. Vaucanson et les Jacquet-Droz donnent naissance à des androïdes
écrivains, dessinateurs ou musiciens, ainsi qu'à des animaux mécaniques comme l'illustre
Canard. Ces créations sont parfois entourées d'épopées romanesques comme celle du
Joueur d'échecs du baron Kempelen. Des automates magiciens et devins sont programmés
pour répondre à une ou plusieurs questions, ou réalisent des tours d'escamotage.
Au XIXe siècle, le marché s'étant élargi, la fabrication se fait en série par de grandes
maisons d'artisans et d'artistes: Decamps, Vichy, Bontemps, Lambert et Phalibois. Les
boîtes à musique et les automates font partie des divertissements de la nouvelle bourgeoisie.
Dans les années 1840, le célèbre Jean-Eugène Robert-Houdin, va incarner la synthèse
des compétences de mécanicien et d'illusionniste. Brillant horloger héritier de la tradition
blésoise, cet homme de spectacle va également intégrer, dès 1845 dans ses Soirées Fantastiques à Paris, des automates de sa création, alliant l'ingéniosité à l'esthétique.

Clown automate à la mandoline par Lambert - Collection Philippe Sayous (C) DR

Clown automate à la mandoline par Lambert - Collection Philippe Sayous (C) DR

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Publié le 4 Février 2015

Du 4 avril au 20 septembre et du 17 octobre au 1er novembre 2015 (vacances de la Toussaint) le Musée de la magie de Blois présente une exceptionnelle exposition sur les automates anciens. La majorité de ceux-ci proviennent de la collection de Philippe Sayous Directeur de Lutèce Créations.

De tous temps, les automates imitant le mouvement d'un corps animé, impressionnèrent les foules. D'origine antique, ils ont inspiré les ingénieurs de la Renaissance mais ce sont les progrès techniques de l'horlogerie qui ont permis d'accéder aux automates androïdes du Siècle des Lumières. Au XIXème siècle, la fabrication se fait en série par de grandes maisons d'artisans et les magiciens tel Robert-Houdin conçoivent de merveilleux automates de spectacles. L'avènement de l'électricité puis de l'électronique assureront la transition avec nos compagnons du futur, les robots.

L'exposition « Rêves d'automates » vous invite à un voyage fascinant au coeur des automates, des secrets mécaniques de l'horlogerie aux fantasmes de la robotique.

Collections Philippe Sayous, Musée de l'automate de Souillac, Ville de Neuilly-sur-Seine - Scénographie Ludovic Meunier. Livret découverte familial offert & visites interactives de l’exposition.

Exposition sur les automates à Blois

Exposition sur les automates à Blois

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Publié le 4 Février 2015

Lutèce Créations vous présente son nouveau site http://www.lutececreations.com . Vous y trouverez une partie consacrée aux fabrications des coffrets musicaux et des marqueteries ainsi qu'une section présentant toutes les créations propres à Lutèce Créations.

Lutèce Créations, fabrication d'automates et de boîtes à musique

Lutèce Créations, fabrication d'automates et de boîtes à musique

Lutèce Créations, fabrication d'automates et de boîtes à musique

Lutèce Créations, fabrication d'automates et de boîtes à musique

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Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Boîtes à musique Lutèce Créations

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Publié le 19 Octobre 2014

Lutèce Créations vient de sortir plusieurs nouveautés en terme de mécanismes musicaux à ficelle lavables et de mécanismes musicaux pour mobiles :

- Mécanismes musicaux à ficelle lavables : Le petit quinquin, la panthère rose, Moon river.

- Mécanismes musicaux pour mobiles : Une histoire d'amour (Love story), Rock-a-bye baby, Speak softly love (Le Parrain), Moon river, le temps des cerises et Le labyrinthe de Pan (Berceuse).

Vous retrouverez toutes ces nouveautés sur http://www.automates-boites-musique.com

Mécanisme musical à ficelle lavable Lutèce Créations disponible sur http://www.automates-boites-musique.com

Mécanisme musical à ficelle lavable Lutèce Créations disponible sur http://www.automates-boites-musique.com

Mécanisme musical pour mobile Lutèce Créations disponible sur http://www.automates-boites-musique.com

Mécanisme musical pour mobile Lutèce Créations disponible sur http://www.automates-boites-musique.com

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Publié dans #Mécanismes musicaux

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