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Publié le 8 Mai 2014

Ce charmant automate fumeur de la maison Roullet-Decamps fait partie de ma collection d'automates. "Le Petit Fumeur de La Nouvelle-Orléans", assis sur une chaise en bambou, tient dans sa main droite une pipe qu'il porte à sa bouche, il renverse ensuite sa tête en arrière pour envoyer la fumée.

Mouvements divers de la lèvre inférieure, des yeux et de la main gauche. il se frotte le ventre pour faire état de sa satisfaction. Animation musicale à un air.

Hauteur : 63 cm.

Automate "Le petit fumeur de la Nouvelle Orléans"

Automate "Le petit fumeur de la Nouvelle Orléans"

Automate "Le petit fumeur de la Nouvelle Orléans"

Automate "Le petit fumeur de la Nouvelle Orléans"

La maison Roullet-Decamps a fermé ses portes en 1995. Il s'agissait du dernier fabricant d'automates anciens de la grande époque de l'âge d'or des automates "1848 - 1914"

Vous trouverez ci-dessous la façade de l'entreprise ainsi qu'un court-métrage montrant des exemples des magnifiques automates créés par cette maison.

Façade de la boutique de la maison Decamps

Façade de la boutique de la maison Decamps

Un bel exemple d'automates Roullet-Decamps

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Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

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Publié le 8 Mai 2014

La joueuse de tympanon est un charmant androïde réalisé par l'horloger Pierre Kintzing et l'ébéniste de la Reine David Roentgen que l'on peut toujours admirer au Musée du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris.

Acheté en 1785 par Marie-Antoinette, l'automate, représente une jeune femme élégamment vêtue d'un corsage décolleté et d'une ample robe à paniers en soie brodée. Assise sur un tabouret, la musicienne frappe avec des baguettes pourvues à leur extrémité de petits marteaux plats, les 46 cordes délicates d'un tympanon, instrument de musique d'origine tzigane.

Dominant l'instrument d'une longueur d'un mètre, la joueuse peut interpréter huit airs différents dont un air de "l'Armide" de Gluck.

La légende veut que le costume en soie brodée de l'androïde, provienne d'un morceau de robe de Marie Antoinette et que sa perruque de ses propres cheveux.

Le mécanisme principal, situé sous le tabouret, est constitué d'un cylindre en laiton alimenté par un ressort-moteur. Au moyen de leviers, les cames permettent le mouvement des bras, et les picots, les mouvements des marteaux.

La joueuse de tympanon automate de Pierre Kintzing

La joueuse de tympanon automate de Pierre Kintzing

Quelques détails sur cet automate nous sont donnés par le médecin personnel de Marie-Antoinette qui voulut offrir l'androïde à l'Académie des Sciences afin qu'il puisse figurer parmi les machines de l'institution :

"La Reine a depuis peu de temps fait l'acquisition d'une petite figure de femme automate de dix-huit ou vingt pouces de hauteur, qui joue et exécute très bien différents airs de musique sur une espèce de tympanon en forme de petit clavecin. Cette figure dont les traits, les proportions et les ajustements sont forts élégants, frappe en mesure les différentes cordes de l'instrument avec deux petits marteaux de métal qu'elle tient dans ses mains, qui se meuvent avec beaucoup de justesse et de précision. Elle a d'ailleurs, en exécutant les airs, des mouvements de tête et une sorte d'expression variée dans ses yeux et ses regards, qui sont très agréables et qui font une illusion surprenante. Elle est assise sur un siège posé sur une table d'un bois superbe qui supporte aussi le tympanon; et tout le mécanisme est renfermé et caché dans l'épaisseur de la table."

La joueuse de tympanon automate de Pierre Kintzing

"Cette machine a été construite en Allemagne exprès pour la Reine par des artistes habiles, qui ont déjà fait pour le Roi de France un très grand secrétaire à secrets d'une perfection de travail étonnante, et d'autres ouvrages."

"La Reine désirerait que cette figure automate fut examinée par quelques personnes de l'Académie des Sciences; et si on la jugeait digne d'être placée dans le cabinet des machines de cette Compagnie, sa Majesté serait disposée à en faire présent à l'Académie."

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Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

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Publié le 5 Mai 2014

Un des fameux automates truqués de Robert-Houdin (1805-1871) fut certainement "l'oranger merveilleux". Cet automate remporta un énorme succès lors des célèbres "soirées fantastiques".

Présentation de cet automate : Robert-Houdin empruntait un mouchoir à une dame, en faisait une boule qu'il mettait à côté d'un oeuf, d'un citron et d'une orange. Ces quatre objets disparaissaient les uns dans les autres et lorsqu'ils étaient tous réunis dans l'orange, cette dernière servait à composer une liqueur fantastique. Pour cela l'orange était pressée entre les mains de Robert-Houdin où elle se réduisait de grosseur et devenait une poudre qui passait dans un flacon contenant de l'esprit-de-vin.

Quelqu'un apportait alors l'oranger dépourvu de fleurs et de fruits. Un peu de la liqueur fantastique et inflammable était versée dans un vase que l'on plaçait sur l'arbuste après y avoir mis le feu. On y voyait les branches se charger de fleurs, qui étaient ensuite remplacées par des fruits distribués aux spectateurs sauf une seule orange, laissée sur l'arbre, qui s'ouvrait en quatre parties, et dans laquelle on apercevait le mouchoir emprunté. Deux papillons battant des ailes le prenaient par les coins et le déployaient en s'élevant en l'air.

Cette pièce était manoeuvrée par des pédales. Des oranges véritables étaient piquées sur des pointes et dissimulées par le feuillage qui s'écartait au moment voulu pour les démasquer. Les fleurs étaient dissimulées dans des petits tubes dont elles émergeaient tout en s'épanouissant et cela sous l'action d'une pédale. La dernière orange, qui était en métal, s'ouvrait en quatre parties montées sur des charnières. Sitôt l'orange ouverte, les deux papillons artificiels, montés sur d'invisibles fils d'acier, étaient projetés en l'air, donnant l'apparence du vol.

Des orangers miniaturisés créés par la magicien Pierre Mayer sont proposés sur le site de Lutèce Créations (voir les vidéos ci-dessous) : http://www.automates-boites-musique.com/automates-de-magie-automates-truques/automates-de-magie-automates-truques-miniaturises/automate-de-magie-miniaturise-automate-truque-miniaturise----l-oranger-fantastique-de-robert-houdin--details-2329.html

L'oranger est visible dans le film "Robert-Houdin, une vie de magicien" dans le cadre d'une reconstitution du tour de magie.

Ce film en DVD est disponible ici : http://www.automates-boites-musique.com/dvd-cd-et-livres-sur-les-automates-et-les-instruments-de-musique-mecanique/dvd-sur-les-automates-et-les-boites-a-musique/dvd-sur-les-automates---dvd-robert-houdin-une-vie-de-magicien-details-826.html

L'automate "L'oranger merveilleux" de Robert-Houdin

L'automate "L'oranger merveilleux" de Robert-Houdin

L'automate "L'oranger merveilleux" de Robert-Houdin

L'automate "L'oranger merveilleux" de Robert-Houdin

Bande-annonce du film "Robert-houdin, une vie de magicien"

Automate moderne de Pierre Mayer "L'oranger merveilleux"

Automate moderne miniaturisé de Pierre Mayer "L'oranger merveilleux"

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Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

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Publié le 5 Mai 2014

Antonio Diavolo, le voltigeur eu trapèze est l'automate truqué le plus connu du célèbre illusionniste de Blois Robert-Houdin (1805-1871).

Dans ses "mémoires", Robert-Houdin écrit : "J'apportais mon jeune artiste de bois entre mes bras, comme je l'eusse fait pour un être vivant, je le posais sur le bâton d'un trapèze, et là je lui adressais quelques questions auxquelles il répondait par des signes de tête.Vous ne craignez pas de tomber? - non - Etes-vous bien disposé à faire vos exercices? - Oui

Alors, aux premières mesures de l'orchestre, il saluait gracieusement les spectateurs, en se tournant vers toutes les parties de la salle, puis se suspendant par les bras, et suivant la mesure de la musique, il se faisait balancer avec une vigueur extrême.

Venait ensuite un instant de repos, pendant lequel il fumait sa pipe, après quoi il exécutait des tours de force sur le trapèze, tels que de se soulever à la force des bras et de se tenir la tête en bas, tandis qu'il exécutait avec ses jambes des évolutions télégraphiques.

Pour prouver que son existence mécanique était en lui-même, mon petit Diavolo abandonnait la corde avec ses mains, se pendant par les pieds, et quittait bientôt entièrement le trapèze".

Cette figure fonctionne par tirage et par pédales. Une série de huit fils part de la coulisse de gauche, passant par des poulies fixées au haut de la scène, puis sur d'autres poulies placées au sommet de ce qui semble être les cordes du trapèze mais qui, en réalité, sont des tubes creux, pour aboutir aux deux extrémités du bâton du trapèze, creux également.

Deux jeux de poulies placés à ces deux extrémités, renvoient ces fils au centre du bâton où ils actionnent un jeu de six petites pédales très courtes fonctionnant à la hauteur du bâton, à l'endroit où se placent les mains de l'automate.

Tous les tirages se terminent dans la coulisse, les uns par des anneaux pouvant être maintenus par des crochets qui les immobilisent à certains moments, les autres par des bobines sur lesquelles on tire à la main. Deux autres gros fils partent d'une grosse poulie placée à gauche du bâton du trapèze en avant et en arrière et produit le déplacement de l'automate qui lui_même entraîne le balancement progressif du trapèze, par suite du déplacement de son centre de gravité.

Dans les bras et les mains de l'automate, se trouve une série de leviers sur lesquels appuient les pédales sortant du bâton du trapèze, communiquant ainsi les mouvements à toutes les parties du corps : signes de la tête, culbute du bonhomme autour de ses aisselles, pendaison par les jarrets - et non par les pieds comme l'a dit Robert-Houdin - abandon des mains quand l'automate est la tête en bas, pendu par les jarrets, équilibre sur les mains, etc. de même qu'accrochage des mains au trapèze quand on le pose dessus, et lâchage final de l'automate quand il tombe dans les mains du présentateur.

Tout cela est obtenu par ces pédales, ces leviers : amplification du mouvement de l'intérieur du corps de l'automate par mouvements différentiels. Seul le mouvement de balancement du trapèze n'est produit que par le mouvement tournant du bâton qui entraîne le déplacement du petit personnage. Un dispositif des plus ingénieux, mais très compliqué, empêche les fils de se vriller et de se coincer quand le trapèze tourne.

C'est par un subterfuge fort bien conçu, que Diavolo peut lâcher les mains lorsqu'il est suspendu par les jarrets. Deux tubes plats sont logés dans les deux bras, par lesquels passent les tiges des leviers et ces tubes ne quittent pas le trapèze. Ce sont deux faux bras (ouverts d'un côté) seuls qui tombent, les tubes restant collés contre le corps. Ces tubes étant recouverts de velours rouge semblable à celui de la veste de l'automate, sont invisibles.

D'ailleurs, cela se passe dans un balancement à toute volée et dure très peu de temps, les bras revenant rapidement à leur position normale quand l'automate remonte s'asseoir sur le trapèze. La surprise est si grande quand il lâche le trapèze et écarte les bras, que le public n'a pas le temps de remarquer que les bras sont creux.

Ce formidable spectacle est admirable dans le film de Jean-Luc Muller édité par TALIA films : http://www.automates-boites-musique.com/dvd-cd-et-livres-sur-les-automates-et-les-instruments-de-musique-mecanique/dvd-sur-les-automates-et-les-boites-a-musique/dvd-sur-les-automates---dvd-robert-houdin-une-vie-de-magicien-details-826.html

L'automate trapéziste est maintenant la propriété du collectionneur américain d'automates John Gaughan. Deux répliques de cet automate ont été réalisées par l'illusionniste Xavier Tapias et le créateur d'automates Kevin Wright (sous le nom de Dante the daring).

L'automate Antonio Diavolo au temps de Robert-Houdin

L'automate Antonio Diavolo au temps de Robert-Houdin

Bande-annonce du film "Robert-Houdin, une vie de magicien" dans laquelle évolue l'automate

Une réplique de l'automate trapéziste par Xavier Tapias

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Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

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Publié le 5 Mai 2014

Johann Wolfgang von Kempelen (1734-1804) est un écrivain et inventeur hongrois plus connu sous son nom allemand Wolfgang von Kempelen. Il est particulièrement connu pour ses machines parlantes et son célèbre joueur d'échecs qu'il fabriqua en 1769.

Cet automate avait l'apparence d'un turc, actionnait les pièces d'un jeu d'échecs et "était capable" de battre les meilleurs joueurs.

Mais hélas, tout n'était que trucage! Après avoir fait croire aux spectateurs qu'un homme ne pouvait pas être caché dans le meuble (les mécanismes bruyants en mouvements, des compartiments pliables ne permettaient pas aux spectateurs de s'apercevoir de l'existence d'un opérateur secret), ce dernier disposait d'un second plateau d'échecs pour suivre le jeu et communiquer les mouvements au turc mécanique.

Une réplique du turc fut fabriquée par John Gaughan qui est lui-même le propriétaire de l'automate truqué de Robert-Houdin "Antonio Diavolo, le voltigeur eu trapèze". A ce propos, une interview de John Gaughan et une démonstration de l'automate truqué de Robert-Houdin, sont visibles dans le DVD "Robert-Houdin, une vie de magicien".

Ce DVD est disponible sur http://www.automates-boites-musique.com/dvd-cd-et-livres-sur-les-automates-et-les-instruments-de-musique-mecanique/dvd-sur-les-automates-et-les-boites-a-musique/dvd-sur-les-automates---dvd-robert-houdin-une-vie-de-magicien-details-826.html

Portrait du baron von Kempelen

Portrait du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

Une réplique de l'automate truqué de John Gaughan

Une réplique de l'automate truqué de John Gaughan

Une réplique de l'automate truqué de John Gaughan

Une réplique de l'automate truqué de John Gaughan

L'automate truqué de John Gaughan dans un extrait de documentaire

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Rédigé par Philippe Sayous

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Publié le 3 Mai 2014

Le japon est aussi un grand pays créateur d'automates.

Les karakuri sont des automates fabriqués au Japon du XVIIe siècle au XIXe siècle. Le mot "Karakuri" signifie « mécanisme » ou « astuce ».

Voici ci-dessous 3 exemples d'automates Karakuri : l'archer, le serveur de thé et l'écrivain.

Archer automate japonais "Karakuri"

Archer automate japonais "Karakuri"

Automate "Karakuri" serveur de thé

Automate écrivain "Karakuri"

Automate "Karakuri" serveur de thé

Automate "Karakuri" serveur de thé

Automate "Karakuri" serveur de thé

Automate "Karakuri" serveur de thé

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Rédigé par Philippe Sayous

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Publié le 3 Mai 2014

J'ai réalisé, il y a plusieurs années, pour les bonus de mon film "Les androïdes Jaquet-Droz" et les bonus du film de Jean-Luc Muller "Robert-Houdin, une vie de magicien", un court-métrage sur l'automate de Marie-Antoinette : "La joueuse de Tympanon".

Je vous laisse découvrir un air joué par cet automate aux gestes particulièrement humains. Celui-ci peut être admiré dans le théâtre d'automates du Musée des Arts et Métiers de Paris.

Automate de Marie-Antoinette "La joueuse de Tympanon"

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Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

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