Articles avec #automates tag

Publié le 16 Juin 2017

Un nouvel automate ancien est proposé à la vente chez Lutèce Créations. Il s'agit du "Magicien", automate musical réalisé vers 1960 par Jean et Anne Farkas.

L´automate magicien debout derrière sa table fait passer différents objets d´un gobelet à l´autre (quatre passages). Il est doté d'une belle tête et de mains en terre cuite. Ses habits sont d'une grande finesse (habits d´origine et chapeau pointu avec rubans).

Cet automate, en parfait état de fonctionnement, est doté des mouvements suivants: mouvement tournant de la tête de droite à gauche, mouvement d´élévation des bras et changement des objets sur la table.

L'automate musical est doté d´un mécanisme musical Reuge de 36 lames à deux airs et est proposé dans la section ayant trait aux antiquités et objets de collection.

Pour toute information : automates-boites-musique.com et lutececreations.com.

"Le magicien", automate musical de Jean et Anne Farkas
"Le magicien", automate musical de Jean et Anne Farkas

"Le magicien", automate musical de Jean et Anne Farkas

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe SAYOUS

Publié dans #Automates en vente, #Automates

Repost 0

Publié le 11 Juin 2017

Dans le cadre de la vente d'automates et d'instruments de musique mécanique anciens, Lutèce Créations propose un automate musical ancien fabriqué par la Maison Farkas.

Quelques données historiques :

Jean Farkas est né à Brest le 24 septembre 1917. A Paris, il a 14 ans lorsqu'il apprend l'art de la restauration des porcelaines et des objets anciens pour les antiquaires.

En 1938 il rencontre sa future femme Anne et leurs destins se lient pour plus de 70 ans ! Un jour une antiquaire de métier, Georgette Leroux lui demande de lui réparer un automate musical. Sitôt dit, sitôt fait. Jean découvre alors un monde de rêve et d'imagination dont il ne sortira plus.

Automate musical de la Maison Farkas
Automate musical de la Maison Farkas

Automate musical de la Maison Farkas

Cela débouche alors sur un premier automate entièrement fait maison puis sur plusieurs. Il faut dire qu'il a près de lui une "habilleuse" de premier ordre. Anne, ex lingère et couturière de métier. Jusqu'en 1985 ils créent de nombreux automates que se partagent clients et amis. En dehors de leurs créations, ils restaurent également de nombreux automates anciens, Anne faisant merveille pour confectionner de superbes costumes, certains même en exclusivité pour une grande maison de couture de l'avenue Montaigne à Paris.

Aux environs des années 1950, lors d'une exposition artisanale, une nouvelle rencontre va être déterminante. Il s'agit de Jacques Milet, grand collectionneur de jouets. Ils deviennent de grands amis et durant de nombreuses années, chaque fin de semaine, ils partent à la recherche de jouets anciens...

C'est en 1974, fatigués de la vie parisienne, qu'ils se dirigent vers leur Bretagne natale. Ils ont la chance de découvrir une chaumière à vendre dans laquelle naîtra, en 1976, un atelier musée intitulé "Reflets du Passé".

Pour retrouver cet automate à la vente : lutececreations.com et automates-boites-musique.com .

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe SAYOUS

Publié dans #Automates

Repost 0

Publié le 1 Mai 2017

Le célèbre fabricant d'automates parisien Roullet-Decamps créa vers 1900, un automate représentant une célébrité burlesque de la scène britannique Harry Relph (1867 - 1928) dit Little Tich.

Ce clown avait la particularité de faire de l'équilibre sur deux longues chaussures et de défier aussi les lois de la pesanteur en restant en équilibre après avoir plongé en avant. Michael Jackson s'est inspiré de cette prouesse dans son dernier spectacle "Anti-gravity Lean".

Différentes versions de cet automate ont été réalisées : une version avec un moteur à ressort (la plus courante) dans laquelle Little Tich fait claquer ses chaussures puis salue en se penchant en avant et tournant légèrement son corps tout en clignant des yeux; et une version électrique (beaucoup plus rare de 1913) dans laquelle le clown ne cligne pas des yeux, sans doute pour éviter que le cuir de ses paupières ne s'use trop rapidement puisque destiné aux vitrines des grands magasins.

L'artiste Nico Bertchinger réalisa aussi une version électrique de Little Tich vers 1990. Dans cette version, le clown ne tient pas un chapeau dans sa main droite mais une canne (et un bouquet de fleurs dans sa main gauche) et est doté d'un mouvement de tête (il penche la tête en avant et la relève).

Pour plus d'informations : http://www.automates-boites-musique.com et http://www.lutececreations.com .

Le clown anglais Little Tich
Le clown anglais Little TichLe clown anglais Little Tich
Le clown anglais Little TichLe clown anglais Little Tich

Le clown anglais Little Tich

Différents automates représentant le clown Little Tich : versions Roullet-Decamps et Bertchinger.
Différents automates représentant le clown Little Tich : versions Roullet-Decamps et Bertchinger.
Différents automates représentant le clown Little Tich : versions Roullet-Decamps et Bertchinger.
Différents automates représentant le clown Little Tich : versions Roullet-Decamps et Bertchinger.
Différents automates représentant le clown Little Tich : versions Roullet-Decamps et Bertchinger.
Différents automates représentant le clown Little Tich : versions Roullet-Decamps et Bertchinger.
Différents automates représentant le clown Little Tich : versions Roullet-Decamps et Bertchinger.

Différents automates représentant le clown Little Tich : versions Roullet-Decamps et Bertchinger.

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe SAYOUS

Publié dans #Automates

Repost 0

Publié le 1 Mai 2017

"La visite chez le major" est un automate de la collection de Philippe SAYOUS acquis lors de la vente des automates de la collection Tassel du 9 mars 2016 à l'Hôtel Drouot de Paris.

Ami du Docteur Max Tassel, j'avais toujours été amusé par cet étrange automate réalisé en 1910 "La visite chez le major" ou "L'infirmerie des réservistes".

Il s'agit d'un grand automate rustique ayant appartenu au célèbre ventriloque Jacques Courtois. Il représente une infirmerie militaire dans laquelle s'animent 8 personnages militaires réservistes qui s'en donnent à coeur joie au son d'une étrange musique à un air (sonnerie militaire).

Cet automate est ainsi décrit dans le catalogue de la vente : "Un malade en face du médecin major montre sa jambe en tirant la langue, un infirmier applique un clystère à un malade qui lève la tête à chaque poussée. Un malade, un bandage autour de la tête tourne la tête. La toise sert d'arrêt au mouvement.

Tous les personnages ont la tête en bois sculpté. Les costumes militaires sont en feutrine et sont ceux de la guerre franco-allemande de 1870."

Cet automate avait été acquis par le Docteur Tassel lors de la vente exceptionnelle du 23 octobre 1977 de la collection d'automates de Jacques Courtois à la Galerie de Chartres.

Automate La visite chez le Major.

Automate La visite chez le Major.

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe SAYOUS

Publié dans #Automates

Repost 0

Publié le 30 Avril 2017

Ernest, l'artiste-peintre est un automate réalisé par Michel Bertrand dans les années 1970 et fait partie de la collection Philippe SAYOUS depuis son acquisition lors de la vente de la collection du Docteur Max Tassel qui s'est tenue le 9 mars 2016 à l'Hôtel Drouot à Paris.

Comme bon nombre d'automates réalisés par Michel Bertrand (26 mai 1928 - 17 avril 1999), cet automate avait été initialement conçu par la Maison Vichy. En effet, Michel Bertrand s'était retrouvé à la tête d'une mine de trésors après avoir racheté le stock de la société JAF (Jouets et Automates Français) qui, elle-même, détenait tout le matériel de la Maison Vichy (moules, automates non terminés, stock de membres, yeux etc...).

Voici le descriptif de l'automate que l'on peut lire sur le catalogue de la Maison Vichy : "Assis sur le dossier de la chaise, il cherche son inspiration en tournant la tête, tapotant du pied sur la chaise, haussant les épaules et clignant des yeux. comme par dépit. Il croise la jambe et regarde son carnet de croquis, où il prend des notes, puis apparaît une tête de singe qui s'anime comme pour se moquer de lui. Pièce mécanique à musique 2 airs. Costume en satin très riche. Hauteur 85 cm.

Automate musical Ernest l'artiste-peintre par Michel Bertrand
Automate musical Ernest l'artiste-peintre par Michel Bertrand
Automate musical Ernest l'artiste-peintre par Michel Bertrand

Automate musical Ernest l'artiste-peintre par Michel Bertrand

Il existe environ 5 à 7 automates de ce modèle dans le monde. Certains propriétaires aux USA pensent être propriétaires de véritables automates Vichy. Or, selon certains experts, il n'en existe presque plus. Il s'agit donc le plus souvent d'automates réalisés par Michel Bertrand. D'où la question : comment reconnaît-on un Ernest artiste-peintre de la Maison Vichy et un Ernest artiste-peintre de Michel Bertrand (d'autant plus que certaines parties de ces automates conçus par Michel Bertrand, peuvent être de l'époque Vichy et que leur patine, même des années 1970, peut faire penser à une patine ancienne).

Outre le fait qu'il pourrait exister à l'intérieur de certains Ernest une signature de la Maison Vichy, un détail permet d'identifier l'auteur : la forme de l'arrêtoir (taquet d'arrêt du mécanisme). Chez Vichy l'arrêtoir a la forme d'un gland suivi d'une rondelle, chez Michel Bertrand il s'agit de l'inverse.

J'aime beaucoup cet automate parcequ'il est très expressif (mouvement de la bouche, des yeux, des épaules et de la tête dans les deux directions) et qu'il est doté d'une douzaine de mouvements, ce qui reste assez rare chez les automates et que cette quantité de mouvements est propre aux grosses pièces. Rappelons que l'on considère qu'un automate véritable doit être doté d'au moins 4 mouvements pour le différencier des petits jouets mécaniques.

Pour terminer ce portrait je vous propose de découvrir ci-dessous quelques images de Michel Bertrand ainsi que des images du Pierrot écrivain de Michel Bertrand, initialement conçu par la Maison Vichy.

Pour toute information nos deux sites : http://www.automates-boites-musique.com et http://www.lutececreations.com .

Atelier et automates de Michel BertrandAtelier et automates de Michel BertrandAtelier et automates de Michel Bertrand
Atelier et automates de Michel BertrandAtelier et automates de Michel Bertrand

Atelier et automates de Michel Bertrand

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe SAYOUS

Publié dans #Automates

Repost 0

Publié le 8 Mai 2014

Ce charmant automate fumeur de la maison Roullet-Decamps fait partie de ma collection d'automates. "Le Petit Fumeur de La Nouvelle-Orléans", assis sur une chaise en bambou, tient dans sa main droite une pipe qu'il porte à sa bouche, il renverse ensuite sa tête en arrière pour envoyer la fumée.

Mouvements divers de la lèvre inférieure, des yeux et de la main gauche. il se frotte le ventre pour faire état de sa satisfaction. Animation musicale à un air.

Hauteur : 63 cm.

Automate "Le petit fumeur de la Nouvelle Orléans"

Automate "Le petit fumeur de la Nouvelle Orléans"

Automate "Le petit fumeur de la Nouvelle Orléans"

Automate "Le petit fumeur de la Nouvelle Orléans"

La maison Roullet-Decamps a fermé ses portes en 1995. Il s'agissait du dernier fabricant d'automates anciens de la grande époque de l'âge d'or des automates "1848 - 1914"

Vous trouverez ci-dessous la façade de l'entreprise ainsi qu'un court-métrage montrant des exemples des magnifiques automates créés par cette maison.

Façade de la boutique de la maison Decamps

Façade de la boutique de la maison Decamps

Un bel exemple d'automates Roullet-Decamps

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

Repost 0

Publié le 8 Mai 2014

La joueuse de tympanon est un charmant androïde réalisé par l'horloger Pierre Kintzing et l'ébéniste de la Reine David Roentgen que l'on peut toujours admirer au Musée du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris.

Acheté en 1785 par Marie-Antoinette, l'automate, représente une jeune femme élégamment vêtue d'un corsage décolleté et d'une ample robe à paniers en soie brodée. Assise sur un tabouret, la musicienne frappe avec des baguettes pourvues à leur extrémité de petits marteaux plats, les 46 cordes délicates d'un tympanon, instrument de musique d'origine tzigane.

Dominant l'instrument d'une longueur d'un mètre, la joueuse peut interpréter huit airs différents dont un air de "l'Armide" de Gluck.

La légende veut que le costume en soie brodée de l'androïde, provienne d'un morceau de robe de Marie Antoinette et que sa perruque de ses propres cheveux.

Le mécanisme principal, situé sous le tabouret, est constitué d'un cylindre en laiton alimenté par un ressort-moteur. Au moyen de leviers, les cames permettent le mouvement des bras, et les picots, les mouvements des marteaux.

La joueuse de tympanon automate de Pierre Kintzing

La joueuse de tympanon automate de Pierre Kintzing

Quelques détails sur cet automate nous sont donnés par le médecin personnel de Marie-Antoinette qui voulut offrir l'androïde à l'Académie des Sciences afin qu'il puisse figurer parmi les machines de l'institution :

"La Reine a depuis peu de temps fait l'acquisition d'une petite figure de femme automate de dix-huit ou vingt pouces de hauteur, qui joue et exécute très bien différents airs de musique sur une espèce de tympanon en forme de petit clavecin. Cette figure dont les traits, les proportions et les ajustements sont forts élégants, frappe en mesure les différentes cordes de l'instrument avec deux petits marteaux de métal qu'elle tient dans ses mains, qui se meuvent avec beaucoup de justesse et de précision. Elle a d'ailleurs, en exécutant les airs, des mouvements de tête et une sorte d'expression variée dans ses yeux et ses regards, qui sont très agréables et qui font une illusion surprenante. Elle est assise sur un siège posé sur une table d'un bois superbe qui supporte aussi le tympanon; et tout le mécanisme est renfermé et caché dans l'épaisseur de la table."

La joueuse de tympanon automate de Pierre Kintzing

"Cette machine a été construite en Allemagne exprès pour la Reine par des artistes habiles, qui ont déjà fait pour le Roi de France un très grand secrétaire à secrets d'une perfection de travail étonnante, et d'autres ouvrages."

"La Reine désirerait que cette figure automate fut examinée par quelques personnes de l'Académie des Sciences; et si on la jugeait digne d'être placée dans le cabinet des machines de cette Compagnie, sa Majesté serait disposée à en faire présent à l'Académie."

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

Repost 0

Publié le 5 Mai 2014

Un des fameux automates truqués de Robert-Houdin (1805-1871) fut certainement "l'oranger merveilleux". Cet automate remporta un énorme succès lors des célèbres "soirées fantastiques".

Présentation de cet automate : Robert-Houdin empruntait un mouchoir à une dame, en faisait une boule qu'il mettait à côté d'un oeuf, d'un citron et d'une orange. Ces quatre objets disparaissaient les uns dans les autres et lorsqu'ils étaient tous réunis dans l'orange, cette dernière servait à composer une liqueur fantastique. Pour cela l'orange était pressée entre les mains de Robert-Houdin où elle se réduisait de grosseur et devenait une poudre qui passait dans un flacon contenant de l'esprit-de-vin.

Quelqu'un apportait alors l'oranger dépourvu de fleurs et de fruits. Un peu de la liqueur fantastique et inflammable était versée dans un vase que l'on plaçait sur l'arbuste après y avoir mis le feu. On y voyait les branches se charger de fleurs, qui étaient ensuite remplacées par des fruits distribués aux spectateurs sauf une seule orange, laissée sur l'arbre, qui s'ouvrait en quatre parties, et dans laquelle on apercevait le mouchoir emprunté. Deux papillons battant des ailes le prenaient par les coins et le déployaient en s'élevant en l'air.

Cette pièce était manoeuvrée par des pédales. Des oranges véritables étaient piquées sur des pointes et dissimulées par le feuillage qui s'écartait au moment voulu pour les démasquer. Les fleurs étaient dissimulées dans des petits tubes dont elles émergeaient tout en s'épanouissant et cela sous l'action d'une pédale. La dernière orange, qui était en métal, s'ouvrait en quatre parties montées sur des charnières. Sitôt l'orange ouverte, les deux papillons artificiels, montés sur d'invisibles fils d'acier, étaient projetés en l'air, donnant l'apparence du vol.

Des orangers miniaturisés créés par le magicien Pierre Mayer et Jean-François Bissonnet-Leverbe sont proposés sur le site de Lutèce Créations (voir les vidéos ci-dessous) : http://www.automates-boites-musique.com/automates-de-magie-automates-truques/automates-de-magie-automates-truques-miniaturises/automate-de-magie-miniaturise-automate-truque-miniaturise----l-oranger-fantastique-de-robert-houdin--details-2329.html

L'oranger est visible dans le film "Robert-Houdin, une vie de magicien" dans le cadre d'une reconstitution du tour de magie.

Ce film en DVD est disponible ici : http://www.automates-boites-musique.com/dvd-cd-et-livres-sur-les-automates-et-les-instruments-de-musique-mecanique/dvd-sur-les-automates-et-les-boites-a-musique/dvd-sur-les-automates---dvd-robert-houdin-une-vie-de-magicien-details-826.html

L'automate "L'oranger merveilleux" de Robert-Houdin

L'automate "L'oranger merveilleux" de Robert-Houdin

L'automate "L'oranger merveilleux" de Robert-Houdin

L'automate "L'oranger merveilleux" de Robert-Houdin

Bande-annonce du film "Robert-houdin, une vie de magicien"

Automate moderne de Pierre Mayer et Jean-François Bissonnet-Leverbe "L'oranger merveilleux"

Automate moderne miniaturisé de Pierre Mayer "L'oranger merveilleux"

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

Repost 0

Publié le 5 Mai 2014

Antonio Diavolo, le voltigeur eu trapèze est l'automate truqué le plus connu du célèbre illusionniste de Blois Robert-Houdin (1805-1871).

Dans ses "mémoires", Robert-Houdin écrit : "J'apportais mon jeune artiste de bois entre mes bras, comme je l'eusse fait pour un être vivant, je le posais sur le bâton d'un trapèze, et là je lui adressais quelques questions auxquelles il répondait par des signes de tête.Vous ne craignez pas de tomber? - non - Etes-vous bien disposé à faire vos exercices? - Oui

Alors, aux premières mesures de l'orchestre, il saluait gracieusement les spectateurs, en se tournant vers toutes les parties de la salle, puis se suspendant par les bras, et suivant la mesure de la musique, il se faisait balancer avec une vigueur extrême.

Venait ensuite un instant de repos, pendant lequel il fumait sa pipe, après quoi il exécutait des tours de force sur le trapèze, tels que de se soulever à la force des bras et de se tenir la tête en bas, tandis qu'il exécutait avec ses jambes des évolutions télégraphiques.

Pour prouver que son existence mécanique était en lui-même, mon petit Diavolo abandonnait la corde avec ses mains, se pendant par les pieds, et quittait bientôt entièrement le trapèze".

Cette figure fonctionne par tirage et par pédales. Une série de huit fils part de la coulisse de gauche, passant par des poulies fixées au haut de la scène, puis sur d'autres poulies placées au sommet de ce qui semble être les cordes du trapèze mais qui, en réalité, sont des tubes creux, pour aboutir aux deux extrémités du bâton du trapèze, creux également.

Deux jeux de poulies placés à ces deux extrémités, renvoient ces fils au centre du bâton où ils actionnent un jeu de six petites pédales très courtes fonctionnant à la hauteur du bâton, à l'endroit où se placent les mains de l'automate.

Tous les tirages se terminent dans la coulisse, les uns par des anneaux pouvant être maintenus par des crochets qui les immobilisent à certains moments, les autres par des bobines sur lesquelles on tire à la main. Deux autres gros fils partent d'une grosse poulie placée à gauche du bâton du trapèze en avant et en arrière et produit le déplacement de l'automate qui lui_même entraîne le balancement progressif du trapèze, par suite du déplacement de son centre de gravité.

Dans les bras et les mains de l'automate, se trouve une série de leviers sur lesquels appuient les pédales sortant du bâton du trapèze, communiquant ainsi les mouvements à toutes les parties du corps : signes de la tête, culbute du bonhomme autour de ses aisselles, pendaison par les jarrets - et non par les pieds comme l'a dit Robert-Houdin - abandon des mains quand l'automate est la tête en bas, pendu par les jarrets, équilibre sur les mains, etc. de même qu'accrochage des mains au trapèze quand on le pose dessus, et lâchage final de l'automate quand il tombe dans les mains du présentateur.

Tout cela est obtenu par ces pédales, ces leviers : amplification du mouvement de l'intérieur du corps de l'automate par mouvements différentiels. Seul le mouvement de balancement du trapèze n'est produit que par le mouvement tournant du bâton qui entraîne le déplacement du petit personnage. Un dispositif des plus ingénieux, mais très compliqué, empêche les fils de se vriller et de se coincer quand le trapèze tourne.

C'est par un subterfuge fort bien conçu, que Diavolo peut lâcher les mains lorsqu'il est suspendu par les jarrets. Deux tubes plats sont logés dans les deux bras, par lesquels passent les tiges des leviers et ces tubes ne quittent pas le trapèze. Ce sont deux faux bras (ouverts d'un côté) seuls qui tombent, les tubes restant collés contre le corps. Ces tubes étant recouverts de velours rouge semblable à celui de la veste de l'automate, sont invisibles.

D'ailleurs, cela se passe dans un balancement à toute volée et dure très peu de temps, les bras revenant rapidement à leur position normale quand l'automate remonte s'asseoir sur le trapèze. La surprise est si grande quand il lâche le trapèze et écarte les bras, que le public n'a pas le temps de remarquer que les bras sont creux.

Ce formidable spectacle est admirable dans le film de Jean-Luc Muller édité par TALIA films : http://www.automates-boites-musique.com/dvd-cd-et-livres-sur-les-automates-et-les-instruments-de-musique-mecanique/dvd-sur-les-automates-et-les-boites-a-musique/dvd-sur-les-automates---dvd-robert-houdin-une-vie-de-magicien-details-826.html

L'automate trapéziste est maintenant la propriété du collectionneur américain d'automates John Gaughan. Deux répliques de cet automate ont été réalisées par l'illusionniste Xavier Tapias et le créateur d'automates Kevin Wright (sous le nom de Dante the daring).

L'automate Antonio Diavolo au temps de Robert-Houdin

L'automate Antonio Diavolo au temps de Robert-Houdin

Bande-annonce du film "Robert-Houdin, une vie de magicien" dans laquelle évolue l'automate

Une réplique de l'automate trapéziste par Xavier Tapias

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

Repost 0

Publié le 5 Mai 2014

Johann Wolfgang von Kempelen (1734-1804) est un écrivain et inventeur hongrois plus connu sous son nom allemand Wolfgang von Kempelen. Il est particulièrement connu pour ses machines parlantes et son célèbre joueur d'échecs qu'il fabriqua en 1769.

Cet automate avait l'apparence d'un turc, actionnait les pièces d'un jeu d'échecs et "était capable" de battre les meilleurs joueurs.

Mais hélas, tout n'était que trucage! Après avoir fait croire aux spectateurs qu'un homme ne pouvait pas être caché dans le meuble (les mécanismes bruyants en mouvements, des compartiments pliables ne permettaient pas aux spectateurs de s'apercevoir de l'existence d'un opérateur secret), ce dernier disposait d'un second plateau d'échecs pour suivre le jeu et communiquer les mouvements au turc mécanique.

Une réplique du turc fut fabriquée par John Gaughan qui est lui-même le propriétaire de l'automate truqué de Robert-Houdin "Antonio Diavolo, le voltigeur eu trapèze". A ce propos, une interview de John Gaughan et une démonstration de l'automate truqué de Robert-Houdin, sont visibles dans le DVD "Robert-Houdin, une vie de magicien".

Ce DVD est disponible sur http://www.automates-boites-musique.com/dvd-cd-et-livres-sur-les-automates-et-les-instruments-de-musique-mecanique/dvd-sur-les-automates-et-les-boites-a-musique/dvd-sur-les-automates---dvd-robert-houdin-une-vie-de-magicien-details-826.html

Portrait du baron von Kempelen

Portrait du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

L'automate truqué joueur d'échecs du baron von Kempelen

Une réplique de l'automate truqué de John Gaughan

Une réplique de l'automate truqué de John Gaughan

Une réplique de l'automate truqué de John Gaughan

Une réplique de l'automate truqué de John Gaughan

L'automate truqué de John Gaughan dans un extrait de documentaire

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe Sayous

Publié dans #Automates

Repost 0